alaucasia_001

Vers 13h45, tandis que je me dirigeais d'un pas assuré vers ma table de travail dans l'intention de coudre des nouvelles choses à l'intention de l'Autre curieux, un appel de détresse m'a stoppée net. C'était l'alaucasia!
Je me suis approchée très près de lui et il m'a aussitôt montré le dessous d'une de ses feuilles: encore? hélas...
...une colonie de cochenilles farineuses s'était de nouveau installée, avec cabanes, dépendances, toilettes et nursery!!!

( pour les incultes qui ne sauraient pas ce qu'est une cochenille farineuse, il s'agit d'un genre de ravissante punaise d' environ 5 millimètres de long qui se serait roulée dans la farine jusqu'aux antennes, ce qui lui donne l'aspect d'un petit tas de poussière, fin et anodin. Mais si l'on prend une loupe, oui je l'ai fait, on découvre avec stupéfaction, étonnement, puis une horreur teintée d'admiration pour les originalités de la nature, que ce sont des petites bêtes finalement très délicates, il faut l'avouer, vautrées dans les replis des feuilles).

Mais j'ai déjà zigouillé il y a quelques semaines ( ou cru le faire!) une première famille, alors je les connais, et ne me suis pas laissée attendrir; j'ai joué l'exterminatrice sans pitié. Pire qu'une invasion monghole à l'époque de Gengis Khan, mon intervention a été impitoyable.
Bon, si ça se trouve il faudra recommencer sous peu, je vais surveiller de près, mais j'ai bien entendu le soupir de soulagement de l'alaucasia, ce qui est quand même bon signe. Du coup, j'en ai profité pour jardiner un peu auprès des autres plantes, et voilà, une heure et demie plus tard, je n'ai pas fait un point de couture.