mercredi 16 septembre 2009
chemin d'été
C'était une balade en Juillet, écrasée de chaleur; aujourd' hui ce sentier, sans doute un peu brumeux, doit sentir l'herbe mouillée, une autre atmosphère que j'aime tout autant...il faudra que j'y retourne un de ces jours...
vendredi 19 juin 2009
après-midi buissonnier
Les pirates, les cigognes, les princesses...hola!
Pour pouvoir continuer, nécessité de se perdre un peu au vert, loin de la ville.
Balade dans le silence, c'est-à-dire la brise dans le feuillage,
les chants de merles, pinsons and co, l'eau du ruisseau qui dévale sur les cailloux.
Il a fallu réconcilier deux moutons qui se faisaient la tête,
aller au bout des chemins creux pour trouver la lumière,
longer les calmes prés dans le sentier prévu à cet effet,
contourner la fermette pour découvrir les hortensias cachés...
Allez, maintenant on rentre et c'est reparti!
mercredi 10 juin 2009
QUE D'EAU
Profité d'un rayon de soleil entre deux grosses pluies,
il ne fait que pleuvoir à grosses gouttes depuis ce matin,
les jours d'avant aussi d'ailleurs, parfois une éclaircie,
on se dit - enfin!..., mais ça recommence, et chez vous?
Profité d'un rayon, photographié des gouttes sur des feuilles,
mis les fraises qui trainent sur des feuilles de bambou,
et puis c'est reparti ça tombe du ciel, encore, encore...
J'aime la pluie c'est vrai, mais là ça fait beaucoup quand même!
samedi 6 juin 2009
timide et nouvelle
Je me suis offert deux petits pots de scabieuses;
elles resteront au salon!
depuis des années j'essaie d'en acclimater au jardin
mais: rien à faire, elles disparaissent durant l'hiver,
ne repoussent pas...je suis un peu vexée, parce que
j'en vois souvent lors de mes balades à la campagne,
elles poussent partout - enfin, apparemment.
Et j'adore les scabieuses! à la fois sauvages, rustiques,
rebelles ( la preuve! ) et si subtiles, légères, délicates...
il en existe de très grandes, d'autres aux couleurs foncées,
des blanches...ah qu'elles sont belles...
mercredi 27 mai 2009
généreux
Brodés de "coton perlé brillanté" ( c'est écrit autour) avec
exubérance et générosité,
ces hortensias dans leurs feuilles! on pourrait croire qu'ils viennent d'être terminés mais ça doit faire longtemps...d'ailleurs il manque quelques pétales...
alors Madame la Brodeuse, quelle aventure vous a-t-elle éloignée, quel départ...
ou simplement, l'ennui ou l'oubli?
dimanche 24 mai 2009
l'arbre aux fées
Et voilà, il est fleuri, éclatant de blancheur et de parfum,
le pied dans la terre de ville, les branches fusant
vers le ciel zébré du vol des martinets ...
complice pour isoler du vis-à-vis, pour poser là un peu
d'idée de campagne bucolique.
mardi 12 mai 2009
la colo des escargots

J'aime beaucoup les escargots. Pas pour les manger bien sûr, mais parce que ce sont de drôles de petites bêtes, gracieuses, décidées, curieuses, étonnantes...le problème c'est que j'aime aussi les fraises et les ancolies, qui, dans mon jardin, sont apparemment leurs aliments préférés; la première année, il y a dix ans, le jardin avait été délaissé une longue période, j'ai installé de la bière et ai noyé des centaines de ces pauvres bêtes, y compris des limaces (que j'aime moins). Cela me posait un problème de conscience, oui... au point que j'étais soulagée lorsque je constatais que certains avaient réussi à se sauver !...et comme il n'est pas question que je les empoisonne non plus, alors voilà... je vais vous faire hurler de rire mais c'est la vérité: j'emmène mes escargots dans les bois.
Tous les ans au printemps, durant quelques jours, à la nuit tombante, je vais rôder avec une lampe électrique, accroupie dans les buissons...et là, j'en ramasse par dizaines; (enfin ramassais, car ils sont bien moins nombreux maintenant!) je les pose dans un seau - fermé - et au bout de trois-quatre jours, en voiture mes gaillards!...et je les lâche dans un coin de bois ou de friche ( rassurez-vous, loin des habitations, je ne suis pas vache), et tranquille pour une année! moquez-vous, moquez-vous...en ce qui me concerne, j'ai trouvé ma solution !
Comme depuis deux jours il pleut, l' Opération Escargot est lancée: je fais ma cueillette le matin, ils sont tous là à se balader innocemment, j'en ai attrapé une cinquantaine, et je pense que demain sera pour eux le jour du grand départ...en vacances à la campagne...un truc bien: aucune limace cette année, le froid en a eu raison sans doute. 
samedi 9 mai 2009
ribambelle
Dimanche,j'ai rapporté cet objet qui met à l'honneur deux amitiés: celle de La Mouette avec qui j'ai passé une très belle et douce matinée à, notamment, faire des affaires sur un charmant vide-grenier de campagne printanière, et puis celle de Marie qui était installée sur ledit vide-grenier et m'a offert cette adorable chose. Ce n'est pas ancien mais ça me plait beaucoup, une ribambelle d'enfants endimanchés et sérieux sur fond d'insistantes fleurs...
vendredi 8 mai 2009
sérénité
Petit déjeuner au lit, fenêtre ouverte sur la rue déserte, incroyable et merveilleux silence d'un jour férié en ville...les tourterelles de ma chère voisine d'en face, le chant des merles qui, eux, ne sont pas au repos, mettent encore en valeur ce silence, et j'apprécie au maximum le moment précieux!
Il y a un nid de pies dans le marronnier, de l'autre côté de la rue; je ne le vois qu'en hiver, lorsque l'arbre a perdu ses feuilles, mais je sais que les pies y élèvent chaque année quelques petits, et parfois j'ai la chance d'assister aux premiers vols, d'une branche à une antenne, de l'antenne à la gouttière, puis à nouveau dans la ramure sous les cris enthousiastes des parents noirs et blancs...
Début avril, avant que les feuilles n'aient poussé, un couple de corbeaux est venu dans l'arbre - qui bien sûr est la propriété exclusive des pies - il y a eu quelques disputes...les pies ça peut faire du bruit! je ne comprenais pas trop ce qu'ils venaient y faire, et puis j'ai vu: ils cassaient avec leur bec des petits rameaux, vraisemblablement pour leur propre nid, et repartaient avec ça , sous les menaces des pies... je suis au spectacle et je me régale!
Là où c'est moins drôle c'est quand j'assiste impuissante aux "descentes de pies" dans les petits nids, côté jardins, pour y dévorer les petits des autres oiseaux...qui crient mais n'osent pas se défendre; mais j'imagine que ça fait partie de la régulation des espèces...
vendredi 1 mai 2009
voisins-voisines

Souvent j'oublie que je n'ai pas 3 hectares à la campagne mais quelques mètres carré coincés au milieu des mètres carrés des voisins; il faut dire que cette année les arbres ont atteint une hauteur correcte, me permettant de rêver à des horizons...lointains...tout en restant cachée de tous sur ma petite terrasse.
Quand même cette semaine j'ai taillé la verdure qui s'échappait de toutes parts, n'ayant encore pas trouvé le langage pour expliquer aux feuilles volages qu'elles n'ont le droit de prospérer qu'à l'intérieur des quatre murs.
J'ai, du haut de mon escabeau, constaté que les voisins de droite-fond, avec qui je ne voisine que par l' angle, ont au plus secret de leur jardin un délicieux tapis de jacinthes bleues, dans un coin que je dois être la seule maintenant à connaître, avec eux bien sûr; ils ont aménagé, là où mon impertinent chèvrefeuille déborde, un arceau destiné à le recevoir avec les honneurs, comme quoi je ne suis pas la seule à aimer vraiment la verdure.
Il y a quelques années déjà, un jour où je m'occupais de la même manière, j'ai rencontré, perché sur son propre escabeau, mon voisin du bout. Nous avons fait connaissance au sommet du mur de briques (à l'époque celui-ci ne disparaissait pas encore sous le même chèvrefeuille; la passiflore, qui en a pris un coup cet hiver, l'avait colonisé), et il m'avait informée, à ma grande satisfaction, que ça l'arrangeait beaucoup que mes arbres envahissent le fond de son jardin, dissimulant du même coup sa cabane moche en tôle et ses coins inaccessibles. C'est pas tombé dans l'oreille d'une sourde!
... enfin là j'ai malgré tout calmé le chèvrefeuille susdit, parcequ'il passait par le mur pour revenir assommer le pauvre lilas qui ne réussit pas à pousser droit au final. Et puis, un laurier, qui vient de chez ce brave monsieur, commençait à s'évanouir sous les espiègles rameaux...j'ai donc mis de l'ordre.
Toute cette verdure bienvenue équilibre un peu les déserts des jardins de droite et de gauche, rasés douze fois par an par mes voisines fâchées avec l'exubérance, ou terrorisées par l'herbe, les feuilles, l'ombre, que sais-je? j'ai bien conscience d'être là encore dans un certain excès, mais j'assume, je revendique, et surtout je profite des instants de bonheur que me donne mon coin de campagne...


























