samedi 3 octobre 2009
Le pensionnaire
L'olivier qui vit chez moi en a vu d'autres.
Je l'ai rencontré chez les Reines des prés, qui ont une boutique dans la rue où j'avais ouvert l'atelier "Le Curieux petit lieu", elles le sortaient tous les matins à l'ouverture, le rentraient tous les soirs, mais un olivier reste un olivier, fait pour s'enraciner dans une terre hospitalière et y rester des centaines d'années...en plus, quand je l'ai récupéré (fatigué) j'ai fait la même chose, sortir-rentrer de la boutique...quand je l'ai enfin installé dans mon jardin, je lui ai solennellement promis de ne plus le bouger, pour le sortir de sa grave déprime, car il était malade, il n'avait plus de feuilles...
En deux printemps il est devenu comme on le voit maintenant, mais en juillet je lui ai fait l'affront du déménagement en appartement! pour me montrer à quel point il était mécontent il a perdu quelques feuilles puis s'est apaisé.
Il faudra que je renouvelle son pot bientôt, j'espère que ça ne le traumatisera pas trop...
Je suis sûre qu'un jour il installera définitivement ses racines dans une terre, quelque-part, et je lui dis souvent.
dimanche 20 septembre 2009
la petite timide
Je vous présente ma nouvelle copine, rencontrée à la jardinerie.
Elle s'appelle Mimosa Pudica ... drôle de nom n'est-ce pas?
Attrapant délicatement son pot pour la regarder de plus près, j'ai cru un instant m'être trompée, je ne la reconnaissais plus...
Mais du coup, j'ai compris son nom!
Cette grande sensible, dès qu 'on la frôle, referme ses feuilles, en un clin d'oeil...comme un escargot rentre dans sa coquille! ensuite, si après quelques minutes, elle se rend compte que le calme est revenu, tout doucement les feuilles s'ouvrent, parfois avec des petits à-coups surprenants...conquise, je l'ai ramenée à la maison, et lui ai trouvé un endroit bien tranquille!
mercredi 16 septembre 2009
chemin d'été
C'était une balade en Juillet, écrasée de chaleur; aujourd' hui ce sentier, sans doute un peu brumeux, doit sentir l'herbe mouillée, une autre atmosphère que j'aime tout autant...il faudra que j'y retourne un de ces jours...
samedi 12 septembre 2009
bel aprèm'
Premièrement, un thé, Quilan Oolong - mon préféré en ce moment; deuzième,un bout de gâteau aux marrons raté, enfin il n'est pas vraiment raté mais c'est pas la bonne recette: je cherche LA recette DU gâteau aux marrons que je mangeais chez Pandora, le salon de thé où je travaillais quand j'étais étudiante; c'était passage Choiseul, un petit salon de thé très chic, qui n'existe plus évidemment, ça serait trop facile, et Monique, la patronne, faisait chaque jour, entre autres délices, un gâteau aux marrons fameux et réputé... je n'ai que d'excellents souvenirs de ce lieu où j'ai passé des heures insouciantes bien qu'assez stressantes...je finissais les cours, au Studio Berçot, à midi...et je commençais le service, à Pandora...à midi, quelques stations de métro plus loin! autant dire que je courais de l'un à l'autre, puis s'en suivaient trois heures à courir encore - élégamment si possible!, entre la cuisine et les salles feutrées, à servir des thés et des thés, et enfin nous déjeunions, lorsque tout le monde était reparti l'estomac plein...l'équipe était hétéroclite mais on riait bien, et je m'y suis régalée...
Mais je m'égare,je ne voulais pas du tout vous raconter ça!
Je vais continuer de fouiner à la recherche de ma madeleine mon gâteau aux marrons.
Troisièmement, un livre, "La campagne à Paris", une balade-merveille qui, non, ne me fera pas regretter de ne plus être parisienne, mais qui me fait rêver quand même, tellement qu'il y a des parisiens qui ont réussi à s'aménager des petits coins de campagne que j' y croirais pas si je le voyais pas!
Et notamment, il y a dedans les photos de la maison de Camille Müller, un rêve de maison, je veux la même ou je pleure...bon d'accord je vais chercher les kleenex, et pendant ce temps-là regardez:
C'est exactement ce qui me conviendrait je trouve,( ça manque juste un peu de tissus à mon avis) cet homme-là il est bien sous tous rapports, cet été j'ai lu avec plaisir un de ses bouquins, d'ailleurs, comme en ce moment tout le monde veut me caser, j'accepte à la rigueur qu'on me le présente.
"La campagne à Paris",
Dominique Paulvé et Jean-Luc Bertini, ed. Hoëbeke
jeudi 10 septembre 2009
nouveaux murs
Pour répondre à quelques petites curieuses, j'ai quitté mes murs précédents parce que, s'ils avaient un certain charme, ils étaient aussi très inconfortables; c'était la bohème...sanitaires pourris, isolation inexistante, manque d'entretien, loyer élevé malgré tout...c'est en arrivant ici que je me suis rendue compte à quel point je n'en pouvais plus!
Je n'ai jamais connu un confort pareil, et c'est très lumineux, moi qui pensais que je ne pourrais jamais habiter du neuf, je m'y sens si bien! ça chamboule beaucoup de certitudes sur moi-même...
Par contre je n'ai plus de jardin, et même s'il y a tout un mur vitré, pas de balcon! alors j'ai retrouvé cette passion pour les plantes d'intérieur que je ressentais déjà lorsque je vivais à Paris, et j'ai commencé à en mettre partout...cet été, avec la chaleur et mes arrosages scrupuleux, elles ont poussé dans tous les sens, un vrai bonheur!
Tout doucement je vais m'installer à mon idée, bien sûr je ne suis pas satisfaite, par exemple, de la couleur de mes murs mais je sais d'expérience qu'il me faut du temps pour découvrir comment la vie se fait dans un lieu avant de prendre certaines décisions, alors j'observe avec intérêt comment tout cela évolue et j'essaie d'être ouverte à mes nouvelles habitudes, idées ou façons de vivre...et je me balade dans les jardineries dont j'adore l'atmosphère verte et humide!
vendredi 19 juin 2009
après-midi buissonnier
Les pirates, les cigognes, les princesses...hola!
Pour pouvoir continuer, nécessité de se perdre un peu au vert, loin de la ville.
Balade dans le silence, c'est-à-dire la brise dans le feuillage,
les chants de merles, pinsons and co, l'eau du ruisseau qui dévale sur les cailloux.
Il a fallu réconcilier deux moutons qui se faisaient la tête,
aller au bout des chemins creux pour trouver la lumière,
longer les calmes prés dans le sentier prévu à cet effet,
contourner la fermette pour découvrir les hortensias cachés...
Allez, maintenant on rentre et c'est reparti!
mercredi 10 juin 2009
QUE D'EAU
Profité d'un rayon de soleil entre deux grosses pluies,
il ne fait que pleuvoir à grosses gouttes depuis ce matin,
les jours d'avant aussi d'ailleurs, parfois une éclaircie,
on se dit - enfin!..., mais ça recommence, et chez vous?
Profité d'un rayon, photographié des gouttes sur des feuilles,
mis les fraises qui trainent sur des feuilles de bambou,
et puis c'est reparti ça tombe du ciel, encore, encore...
J'aime la pluie c'est vrai, mais là ça fait beaucoup quand même!
samedi 6 juin 2009
timide et nouvelle
Je me suis offert deux petits pots de scabieuses;
elles resteront au salon!
depuis des années j'essaie d'en acclimater au jardin
mais: rien à faire, elles disparaissent durant l'hiver,
ne repoussent pas...je suis un peu vexée, parce que
j'en vois souvent lors de mes balades à la campagne,
elles poussent partout - enfin, apparemment.
Et j'adore les scabieuses! à la fois sauvages, rustiques,
rebelles ( la preuve! ) et si subtiles, légères, délicates...
il en existe de très grandes, d'autres aux couleurs foncées,
des blanches...ah qu'elles sont belles...
dimanche 24 mai 2009
l'arbre aux fées
Et voilà, il est fleuri, éclatant de blancheur et de parfum,
le pied dans la terre de ville, les branches fusant
vers le ciel zébré du vol des martinets ...
complice pour isoler du vis-à-vis, pour poser là un peu
d'idée de campagne bucolique.
vendredi 8 mai 2009
sérénité
Petit déjeuner au lit, fenêtre ouverte sur la rue déserte, incroyable et merveilleux silence d'un jour férié en ville...les tourterelles de ma chère voisine d'en face, le chant des merles qui, eux, ne sont pas au repos, mettent encore en valeur ce silence, et j'apprécie au maximum le moment précieux!
Il y a un nid de pies dans le marronnier, de l'autre côté de la rue; je ne le vois qu'en hiver, lorsque l'arbre a perdu ses feuilles, mais je sais que les pies y élèvent chaque année quelques petits, et parfois j'ai la chance d'assister aux premiers vols, d'une branche à une antenne, de l'antenne à la gouttière, puis à nouveau dans la ramure sous les cris enthousiastes des parents noirs et blancs...
Début avril, avant que les feuilles n'aient poussé, un couple de corbeaux est venu dans l'arbre - qui bien sûr est la propriété exclusive des pies - il y a eu quelques disputes...les pies ça peut faire du bruit! je ne comprenais pas trop ce qu'ils venaient y faire, et puis j'ai vu: ils cassaient avec leur bec des petits rameaux, vraisemblablement pour leur propre nid, et repartaient avec ça , sous les menaces des pies... je suis au spectacle et je me régale!
Là où c'est moins drôle c'est quand j'assiste impuissante aux "descentes de pies" dans les petits nids, côté jardins, pour y dévorer les petits des autres oiseaux...qui crient mais n'osent pas se défendre; mais j'imagine que ça fait partie de la régulation des espèces...


































