veste perlée
Un beau cadeau que j'ai reçu, cette veste perlée du début XXeme!
Comme d'habitude ce que je préfère, c'est l'envers avec ses petits et grands points dévoilés, même si l'endroit majestueusement perlé en jette plein le regard.
volume n°1
La première pièce d'une série que je commence.
Amalgame, volume, enchâssement, incrustation.
vert et eau
mon chemin préféré du moment. Vieilles pierres, arbres qui retrouvent leur vert. Eau, l'eau partout, et si c'est pas rigolo qu'il pleuve autant et que la grisaille ne nous lâche pas, j'avoue aimer sans limites cette verdure qui en résulte. La sécheresse me met très mal à l'aise.
un ouvrage
un vieux livre au contenu scientifico-religieux très confus et plutôt prétentieux, que j'ai fait taire en le scellant tendrement. Pour le lire, ou juste admirer ses pages brunies par le temps et la belle dédicace calligraphiée sur le premier feuillet, il suffirait de décoller la boucle métallique.
En attendant il se pare d'une composition de velours, dentelle teinte, etc. Et il s'est trouvé un marque-page, également de velours ancien. Et surtout, sur sa tranche, j'ai posé un petit portrait d'enfant souriant, pas dupe de tant de savoir. Un peu d'humour, que diable!
moins, mais mieux!
Cela fait quelques années que j'ai renoncé à créer pour créer; être, tout d'abord et en premier lieu, m'a semblé urgent et de bon sens. Trouver à l'intérieur de soi l'endroit fiable et sûr d'où tout le reste naîtra, quel qu'il soit. Retourner sans cesse à ce "lieu".
Intemporel et sans dimension, il est néanmoins l'espace d'où jaillissent l'enthousiasme, la certitude et l'assurance nécessaires à toute création digne de ce nom. Il faut chaque jour s'occuper de cet endroit, le visiter, le purifier. S'y installer comme un oiseau dans son nid.
Un ami et collègue m'a récemment reproché de changer tout le temps, de direction, d'idée, de point de vue. Il a mal observé. Profondément je suis toujours la même, et même, de plus en plus la même! à partir de là justement, forte de ce roc que je sens en moi, je peux partir à l'aventure, tenter une expérience, remettre en question un fonctionnement, chambouler des habitudes, des manières de penser qui peuvent être devenues totalement obsolètes. C'est ça la vie non? et comment avancer, avancer vraiment je veux dire, très loin, si je reste scotchée à de vieilles idées uniquement parce que je les ai eues à un certain moment? cela ne veut pas dire que je renie ce que j'ai vécu, ce que j'ai fait, ce que j'ai aimé... Simplement, j'avance, vers ce qui me plait et me parait soudain plus qu'avant à ma portée.
Oui, c'est ça: me nettoyer à l'intérieur, me nettoyer l'esprit, m'ouvre des perspectives. Et ce qui paraissait illusoire, du domaine du rêve, d'une autre existence que la mienne, devient accessible, s'installe sur ma route, là-bas, je peux le voir, y arriver, juste en avançant comme je le fais aujourd'hui, en continuant sur mon élan...
Le brouillard des vieilles croyances, des vieux schémas, des formatages s'estompe et se dissoud. J'ai beaucoup travaillé pour ça! Pour ce bonheur de voir se dessiner, sous mes yeux, ce monde-là, le mien vraiment, qui chaque jour maintenant prend un peu plus forme. Pour, tout simplement, savourer les heures qui passent dans une certaine plénitude, quoi que j'entreprenne.
Et du coup, c'est vrai que la création, textile ou autre, n'est pas toujours au rendez-vous. Dorénavant, il n'y a pas que ça dans ma vie.
Lorsque je veux créer maintenant, je prends le temps de me poser, m'installer confortablement même, et réfléchir tranquillement à ce que je veux vraiment "faire". A comment cela s'intègre dans un projet plus global. Si cela a du sens, ou pas. Si ça m'amuse, ou pas. Si cela fait avancer les choses, ou pas. De toutes les réponses naît l'inspiration, la profonde envie de donner une forme . Et ensuite, seulement ensuite, je peux laisser le champ libre à la réalisation, sans plus me poser de questions.
Moins, mais mieux.
Vivienne Westwood
La dame anglaise hautement provocatrice a aussi appris à construire de vrais vêtements.
Elle n'a jamais voulu faire du business avec sa mode, mais rester indépendante.
J'aime ça, quelle soit libre de créer ce qu'elle veut, comme elle veut. Ce que je montre ici n'est pas spécialement récent, je le tire d'un livre, "Vivienne Westwood" Claire Wilcox, V&A Publications.
les vieux souliers
Deux paires de souliers de femme, XVIIème siècle, Musée international de la chaussure, Romans.
soulier de femme, XVIIème siècle, Italie, Musée international de la chaussure, Romans.
chaussure de femme, XVIIIème, Angleterre, Musée international de la chaussure, Romans.
Pour le plaisir, quelques modèles sortis des pages de "l'Art de la chaussure", Marie-Josèphe Bossa.
l'élargissement
Hier, avec ma grande amie précieuse - dont vous pouvez trouver ici les pages - nous avons parlé de blogs. Cette nuit, soudain m'est apparue l'évidence, la direction. Comment reprendre, et continuer.
Durant au moins la dernière année écoulée, je me suis souvent posée la question: je pourrais abandonner Le Curieux? me référencer dans une autre catégorie: journal, ou bien encore spiritualité?
En effet, tout ce que je publiais ici ne me convenait plus depuis longtemps. Disons que j'avais d'autres centres d'intérêt, d'autres priorités, dans mon quotidien, que les créations ou les belles images, même si c'était toujours ma vie. Ces choses-là étaient le résultat d'un autre travail, beaucoup plus important à mes yeux, le travail sur soi.
Travailler sur moi-même a toujours été LA priorité, parce que j'ai toujours senti (j'en ai dit 2 ou 3 mots un jour je crois) que j'était loin de mes vraies capacités, et ce fut très longtemps source de frustration intense. Je suis passionnée par l'idée qu'au fond de chaque humain existe une puissance naturelle, profonde, au-delà de l'éducation, des croyances négatives, des habitudes irréfléchies. Et que chaque humain peut, à force de détermination et de désir, découvrir, peu à peu, cette partie de lui-même. Dans ce registre-là, mon ambition est sans bornes...et j'ai de grands projets.
Derrière tout mon travail d'artiste il y a cette recherche. En filigrane, il est nourri par cela.
Ainsi, après ces quelques derniers mois de travail intérieur intense, me voici ce matin à me réveiller et me rendre compte que maintenant, oui, je me sens prête à partager cette facette-là avec vous, que, sinon, ce n'est plus la peine que le blog existe. Et c'est une continuité, avec les archives qu'il possède, parce que la création, textile ou autre, fait toujours bien sûr, partie de ma vie; mais pas seulement, et du coup on va certainement se retrouver avec de nouvelles catégories dans la colonne de droite! tout est lié, et ça se ressentira ici.
Il y aura un jour des photos de trucs en chiffon ancien que j'aurai trouvé chez mon broc- préféré, et le lendemain je vous raconterai un bout de chemin de méditation active, ou autre chose du même genre; ça fera peut-être bizarre, mais c'est ma vie. Et je me sens tellement plus vivante et heureuse qu'il n'y a que 6 mois par exemple...mais ça fait des années en fait que ça évolue; j'ai envie de raconter comment j'ai fait pour ça, et ce que ça m'apporte. Le partager, en plus de la couture à la main, des images de mon nouvel atelier, des balades dans la verdure, etc.
Là, en faisant comme ça, je serai vraiment honnête.
Toujours aussi, les promenades indispensables, dans les chemins qui retrouvent - laborieusement - leur verdure. Depuis l'été dernier je n'ai cessé de visiter régulièrement les sentiers. Des moments de vrai bonheur.
chapitre suivant
olà, ça fait longtemps que je suis passée par ici!
c'est que depuis le début de l'année je n'arrête pas; hier j'ai pris la décision solenelle de prendre un jour de repos par semaine, bien que je doute sérieusement d'y arriver. Il va falloir ruser, ou improviser peut-être...selon les semaines ce sera le dimanche, ou le jeudi, à moins que ce ne soit un lundi?
j'avais prévu que ce serait aujourd'hui, mais...
ma méthode jusq"ici, c'était de travailler tous les jours et de m'offrir des moments. Planifier une heure de repos, de balade. Prendre le temps de faire de la patisserie, comme ça, pour la détente. Le souci c'est que je vois bien que ça ne suffit pas, ou plus. Une journée entière, en plus de tout ça, est nécessaire, car la concentration, les prises de décision exigées par le travail pèsent plus lourd dans la balance, même si j'aime ce que je fais et que je ne prends pas ça pour du travail, et c'est justement là qu'est le piège.
donc, et j'avais juste l'intention de vous dire ça, je démarre plusieurs nouvelles activités et c'est passionnant! en plus cette semaine et le week-end prochain, on déménage l'atelier, l'Armoire à Gaze passe de la campagne à la ville! s'agrandit, aussi, et gagne en confort, en place, en tout! je vous montrerai des images bien sûr. Du coup ça entraîne aussi des changements, qui se répercutent dans différents domaines ...!
à bientôt ...
2) couleurs
je ne sais pas pour vous, mais là où j'habite la lumière, en ce moment, fait souvent défaut! bien sûr, nous sommes en hiver, c'est donc plutôt normal, mais il n'empêche que cette bonne raison n'est pas d'un grand secours quand l'esprit aspire ardemment à un ciel pur, à une clarté bienfaisante...
j'ai découvert il y a des années, lors d'un voyage - hivernal - en Egypte, la douceur brillante et incroyable de l'air de là-bas. Cette atmosphère-là, je l'ai étonnament retrouvée aussi plus près, sur l'Ile de Ré; ça a laissé des traces indélébiles dans mes souvenirs...et mes aspirations! une nostalgie de la légèreté, bien accordée et nécessaire, apparemment, à mon âme.
alors en attendant les beaux jours d'ici, qui me rapprocheront un peu de cet idéal, je transforme ce que je peux transformer.
quand il s'agit de fringues, je passe des coloris sombres que j'aime ausssi ( prune, aubergine, brun ceci, brun cela, bleu marine, etc, et noir évidemment) à des "pastels acidulés" mélangés sans vergogne, ceux qu'on trouve à peine dans les boutiques en hiver et qui en sont pourtant, à mon point de vue, l'antidote le plus efficace! en ce moment mon armoire subit un élagage impitoyable.
depuis que j'ai pris cette photo il y a quelques jours, j'ai mis aux oubliettes le gilet bleu dont on aperçoit la manche en haut à gauche. Il était trop foncé. Et j'ai l'intention, pour la première fois de ma vie, de porter du blanc.
belle et bonne
à vous toutes et tous qui passez par ces pages, en silence ou bien en laissant quelques mots, je souhaite de beaux moments durant l'année qui pointe son premier mois.
une année comme chacun vous la désirez, et pour cela n'oubliez pas que c'est votre attention qui crée votre réalité, un bon tuyau à se passer les uns aux autres !
couleurs!
ouvrir?
un deuxième message chez Le Curieux Magasin; là ce sont des clés un peu spéciales, pour ouvrir ce que vous voulez!
bonne balade, et beau dimanche sauvé des eaux.
résurrection du blog N°2
bon je sais, c'est un peu tard pour Noël, mais y'a pas que Noël dans la vie...et puis je n'avais pas le temps avant, pas tellement plus maintenant d'ailleurs, en fait je fais ça quand je peux!
donc, voici la grande nouvelle: j'ai ré-ouvert mon blog-boutique, rebaptisé pour l'occasion "Le Curieux Magasin" et c'est reparti avec les curieuses créations, et on commençe par cette délicate demoiselle:
ça ne sera pas toujours aussi ravissant, je vous préviens, je veux dire qu'il y aura sans doute parfois des tronches plus brouillons, mais là je souhaitais démarrer avec grâce...
et j'en profite pour vous espérer un beau Noël, en famille ou pas, sophistiqué ou tout simple.
Lassay-les-Châteaux
J'ai trouvé un grand tirage photo daté 1955 de ce château de Mayenne du XVème siècle, où je me suis promenée plusieurs fois. J''aime beaucoup ce lieu, et plus encore l'autre château, situé à quelques centaines de mètres, en ruines...dont je vous parlerai bientôt.
Cette photo je la trouve très inspirante, c'est un château de contes, et il n'a pas vraiment changé depuis la prise de vue, toujours cette atmosphère romantique et désuète.
transfiguration
vous souvenez-vous de ce livre de morale "destiné aux jeunes lecteurs"? j'avais déjà évoqué son contenu paternaliste, colonialiste, misogyne etc. Sa transformation continue.
Ses pages blanchies, lavées, se transforment silencieusement. Chiffons collés, dessins voilent les vieilles phrases désuètes.
Les enfants retrouvent leur parole, leur propre langage et expriment ce qu'ils ont à dire.
Bientôt -qui sait? les couleurs envahiront peut-être quelques feuillets...
girly!
ne sont-elles pas délicieuses...? un petit côté XVIIIème siècle, un autre chausson de danseuse. Ma taille, en plus. Elles n'ont pas l'air très anciennes, mais ne sont pas récentes non plus..années 80 peut-être?
J'aime dénicher ce genre de merveilles, même si je ne suis pas sûre de les porter beaucoup... elles sont très confortables, mais c'est un peu haut pour moi!
les petits papiers
Depuis peu je me suis mise à aimer les vieux papiers presque autant que les vieux chiffons...il n'y a pas loin des uns aux autres diront certaines; en effet doucement je les marie, comme vous le verrez très bientôt, et pour le meilleur espérons-le.
c'est dimanche...
...et donc le moment des pâtisseries; j'ai essayé une recette de gâtounets aux marrons et au chocolat, prometteuse et alléchante.
On va goûter ça...bon dimanche à vous aussi!






























































