ce jour..
mon site, enfin!
je me disais que ça n'était pas si important que ça, parce que j'avais des blogs.
maintenant qu'il existe, j'en vois bien les avantages.
tout mon travail de ces dernières années apparaît cohérent, visible, clair, parlant.
en effet, c'est pas pareil!
le blog "Isabelle Strutz" précédent n'existe plus...merci à tous ceux et celles qui s'y étaient abonnés, et avez suivi mon travail sur ses pages! maintenant mes nouveaux tableaux seront visibles parfois ici, mais surtout sur les pages du site, qu'ils compléteront d'une façon naturelle.
pavé crémeux au chocolat du curieux
normalement je ne dévoile pas mes recettes de cuisine; je sais, ça ne fait pas internettement correct, mais voilà : j'adore répondre "eh non, c'est un secret" lorsque j'ai proposé un truc de mon cru à manger et que c'est bon et qu'on me dit "tu me donneras la recette?".
là d'accord, je vais la donner; d'abord parce qu'elle n'est pas de moi; c'est une vieille fiche-recette de Elle (le magazine).
Et aussi parce que c'est l'Ange qui me la demande, et que ça se mange très bien avec le thé qu'elle m'a envoyé...
Des mi-cuits au chocolat, j'en ai testé des tas. Celui-là, il a le petit truc en plus, c'est les blancs montés en meringue qui lui donnent un velouté incroyable...
160gr de chocolat noir (ne pas lésiner sur sa qualité, ça fait tout)
160 gr de beurre
5 oeufs
50 gr de sucre semoule
15gr de farine
50 gr de sucre glace
1 pincée de sel fin
faire fondre au bain-marie le chocolat et le beurre en petits morceaux
dans un saladier, blanchir 4 jaunes avec le sucre semoule, incorporer la farine
monter au batteur 5 blancs en neige ferme avec le sel; incorporer le sucre glace à la fin, au batteur toujours
préchauffer le four, T 5 ( 150°)
verser le chocolat/beurre dans les jaunes, mélanger
incorporer les blancs, bien mélanger doucement
verser dans un moule (à manqué plutôt)
enfouner 20 mn (là ça dépend, du four, de si vous voulez qu'il soit mi-cuit ou pas, ça se joue à une ou deux minutes, il faudra sûrement refaire plein de fois avant de réussir exactement comme vous le voulez...mais c'est toujours bon!)
démouler ou pas, servir tiède.
cranberries de l'ange
Une tasse d'un thé délicieux, d'une excellente qualité, réalisée avec ce que j'ai découvert dans ma boite à lettres samedi matin, envoyé par l'ange; avec le gâteau au chocolat que je fais - souvent - c'était parfait!
et puis, des nouveaux tableaux; vous n'en voyez pas grand-chose mais ça avance...dans tous les sens.
à voir ici
les maisons du hussard
"...(...)Angelo eut une envie irrésistible de revoir ce beau grenier blond, translucide, gardant de vieilles étoffes, des crosses de bois poli, des ferrures en forme de fleurs de lys, des ombrelles, des jupes sur des corps d'osier, de vieilles capelines de taffetas moiré, des reliures, des ventres de meubles, des guirlandes de nacre, des bouquets de fleurs d'oranger, des objets de la vie élégante et facile endormis dans du miel. Les corsages, les robes, les guimpes, les coiffes, les gants, les redingotes, les carricks, les hauts de forme, les cravaches de trois générations, pendus à des clous, tapissaient les murs. De minuscules souliers à talons hauts, en satin, en cuir, en velours, des mules à pompoms de soie,des bottes de chasse étaient posés sur des meubles bas, non pas dans l'alignement ridicule de chaussures rangées,mais comme si le pied venait de les quitter; mieux, comme si le pied d'ombre les chaussait encore; comme si les corps d'ombre pesaient encore pour si peu que ce soit (...)"
ça, c'est dans le roman de Giono,que je suis en train de lire, lorsque Angelo découvre, passant par les toits, le grenier de la maison de Pauline, comme un refuge. Dans le film j'aime la scène où ils se rencontrent au premier étage, la lumière étrange de ce moment, la brume intérieure dans laquelle sont plongées les pièces de la maison et les personnages. J'aime aussi la maison finale, même lumière, mêmes dentelles enveloppantes...vous l'aurez compris, ces maisons un peu à l'abandon, mystérieuses, ces costumes fanés me parlent, encore et toujours...
Le film est loin d'être récent; mais c'est, parmi d'autres, ce que je regarde lorsque je couds, les heures passent dans un rêve, les images m'inspirent et les points s'alignent.
Le Hussard sur le toit - Bande annonce FR
grosse bête noire et dorée, chap 4
Merci pour vos commentaires solidaires, je découvre avec soulagement que je ne suis pas seule, loin de là, à avoir récupéré une espèce de gros scarabée brillant, un peu impressionnant et énigmatique.
La grosse bête murmurait dans son coin, il est vrai que ces jours-ci je l'avais délaissée pour la peinture, la peinture, la peinture.
J'ai donc décidé de m'y attabler... derniers progrès:
- la canette est remplie! oui, j'ai réussi, et par la même occasion ai trouvé la bonne coordination manivelle/pédale, ce qui n'était pas gagné au départ...
- la canette est rangée correctement dans son casier, et celui-ci nettoyé - merci Nadine! - et l'aiguille, une fois enfilée, a remonté le fil comme il se doit.
Disons que pour le moment c'est tout...l'enfilage n'est apparemment pas le bon...pourtant ma main a su d'instinct où glisser le fil et dans quel ordre, mais vraisemblablement il y a quelque chose qui cloche: ça ne coud pas, le fil du dessus n'attrappe pas celui du dessous...
Une fois ce problème résolu, il ne restera que les petits réglages de rien du tout, tension, longueur...des broutilles... en attendant, le scarabée s'est endormi sous les feuillages...
grosse bête noire et dorée, chap.3
Me suis installée devant la Bête, ai plongé en apnée dans ses entrailles.
Cela risque d'être plus compliqué que prévu...
C'est sûr, j'ai déjà cousu avec une vieille machine à pédale, mais je suppose qu'il n'en reste pas deux tout-à-fait pareilles.
Problème n°1: je n'arrive pas à sortir le "casier" de la canette pour le nettoyer. C'est toujours un peu compliqué, même sur les modernes, mais là, le fait qu'elle soit encastrée dans un meuble ne simplifie rien, d'autant plus que je ne vois pas comment ledit casier se démonte.
Problème n°2: je n'arrive pas à comprendre comment la canette se remplit de fil, peut-être que le système de débloquage ne se situe pas dans la manivelle.
J'en suis là actuellement, il faudra sans doute huiler par-ci-par-là, la pédale me semblant très lourde à mettre en route. Je n'imagine qu'à peine la teneur des problèmes n°3, n°4...Chaque chose en son temps, à chaque jour suffit sa peine, c'est comme ça qu'on dit? ces proverbes ont été inventés en même temps que la machine à coudre, j'en ai la certitude.
grosse bête noire et dorée, chap.2
Voici la bête. La machine elle-même est superbe, et encastrée dans un meuble plutôt moderne dans lequel elle se retourne et qui ferme comme un placard. Maintenant, je vais la tester...
trouvailles du dimanche, grosse bête chap.1
Hier, en visite chez mon fournisseur en vieilles choses préféré, j'ai trouvé cette armoire qui a rejoint les casiers de rangement pour petits objets.
J'ai aussi rapporté une superbe machine à coudre à pédale, que je suis impatiente de vous montrer mais elle est encore dans le coffre de la voiture. Celle d'avant était épuisée, je lui en ai fait voir, le moteur chauffe et fait un bruit inquiétant; c'est pour ça que j'en voulais une sans moteur ni électricité. J'espère juste qu'elle fonctionne correctement et que je lui trouverai des aiguilles...
délicatesse
Aujourd'hui, je porte de la dentelle.
Et je change les coloris de mon blog; ça me correspond mieux maintenant, pas de doute, bien que la couleur de fond que je voulais n'existe pas sur la palette de canalblog, dommage...
C'est aussi plus en harmonie avec le site qui est en train de naître - merci Franck!
la chapelle St Lyphard
Visité hier la chapelle St Lyphard, à la Ferté-Bernard, avec cinq collègues artistes: nous exposerons là début juillet.
Les vitraux sont occultés pour cause de spectacle, mais ça ne durera pas bien sûr.
L'endroit est beau, et j'aurai la chance de pouvoir installer mon travail dans la petite alcôve au fond à gauche (voir ci-dessus).
Sinon actuellement j'héberge une grosse angine pas très sympathique, et très collante. Impatiente qu'elle reparte vers de nouveaux horizons, car elle me fatigue énormément avec ses exigences et son insistante présence. Elle m'accompagne partout, ne me lâche pas d'une semelle, et n'a aucun humour. J'ai dû remettre quelques projets, me réfugie dans le sommeil et n'ai plus beaucoup d'appétit. Je ne l'avais même pas invitée, quelle arrogante! Surtout faites bien attention, il y en a comme ça qui ne se gênent pas.
jeune enfant n°1
- tu la veux comment, ta robe?
- dans un tissu tout fin avec des manches longues; et le bas, jusque là. Et avec un petit col, et des poches, et un noeud dans les cheveux.
- oui. Bouge pas, je mesure.
Cette fille-là, c'est une sauvageonne, toujours en train de courir à droite à gauche dans les collines. sauf quand il s'agit de robes. Alors là, elle devient très calme. Et elle sait ce qu'elle veut; pas d'hésitation, pas de caprice. Comme ci, comme ça, puis on n'en parle plus. Elle l'a déjà dans la tête depuis longtemps. Ensuite elle repart, enfant des bosquets et des talus.
De toute façon quoiqu'il arrive elle porte ses gri-gris, ses colliers magiques et fibules protectrices.
jour de printemps
Rentrant de l'atelier, je n'ai pu m'empêcher de m'arrêter pour faire une petite balade; ces moutons sont pour ainsi dire ms voisins, même si je vis en ville (à 5 mn à pied).
Tandis que j'essayais de prendre mes images, de loin car deux prés nous séparaient, un couple de piverts émoustillés ont traversé, puis un couple de pies tout aussi fofolles.
Décidément le printemps est arrivé.
premier parrainage
Quelques photos de notre week-end "parrainage" à l'Armoire à Gaze.
Là c'était avant l'ouverture, en pleine installation; beaucoup de monde sur les deux jours, une ambiance au-delà de nos espérances, des installations vraiment cohérentes, deux petits concerts...
On recommencera, c'est promis!
passage obligé
Plutôt bucolique, non? c'est l'entrée de l'allée qui mène à notre hangar-atelier, assis dans son coin de campagne.
Ce week-end, nous accueillons quatre artistes, nous avons chacun-chacune choisi le nôtre! nous leur prêtons nos ateliers, pour qu'ils-elles exposent leur travail , nous appelons ça "Carte libre", des parrainages en quelque sorte.
Le soleil me donne des envies de balades, de me poser dans l'herbe...de voir les bourgeons s'ouvrir et le vert pousser partout.
Mais à nouveau la fièvre de l'aiguille s'est emparée de moi, tandis que la peinture avance aussi...alors les balades attendront!
doux rivages très loin
Bien difficile en ce moment...je choisis une ancienne photo de cette installation que j'avais faite à Etoc Demazy en septembre pour illustrer l'enfermement dans lequel se trouve mon besoin de peindre. C'est exactement ça, une fenêtre encore fermée avec la lumière derrière. Des barreaux à moitié effacés. Tout-à-fait ça que je ressens.
L'inspiration est là, la puissance à l'intérieur, les images qui sont construites déjà; mais le mouvement, la façon, le geste, restent encore dedans; j'avais eu un premier chapitre il y a quelques jours, mais finalement ça ne ressemble pas à ce que je voulais dire, enfin pas complètement, c'est un peu infidèle, alors je veux recommencer. Mais je tourne en rond, insatisfaite, affamée, frustrée.
Comment le dire? ce que je fais actuellement et qui passe directement à la poubelle est-il l'enveloppe, la peau, l'épluchure? vais-je trouver dedans, dessous, le fruit mûr? est-il mûr, déjà? ou pas, ou trop?
J'essaie de ne pas me poser de questions, d'aller peindre tout simplement, mais je ne peux m'en empêcher, ça me parait si long.
Je pourrais décider de garder ce que je fais actuellement, m'arrêter à ce qui sort et dire que c'est bien; mais je veux être honnête et sincère, il n'y a que ça qui m'intéresse maintenant, alors il faut bien continuer : j'ai l'impression que je nage dans le courant et n'arrive pas à aborder un rivage hospitalier, celui que je cherche. Parfois une petite crique tentante, mais non, c'est pas celle-là...allez, je nage encore...
Voyez, c'est pas les images qui me manquent pour raconter, ça au moins ça va...!
château-cloques
C'est "Le château", acrylique sur papier marouflé, 72 X 80cm, il sera exposé à partir de la semaine prochaine avec un autre dessin de château ("l'Orphelinat") à l'Herberie de Coulaines et ça fait partie d'une expo collective qui s'appelle "Palais Imaginaires". Vernissage mardi prochain à 18h30, pour ceux et celles qui seront dans le coin.
Je ne suis pas contente parce qu'il y a eu une cata au marouflage; ça ne se voit pas comme ça mais la surface du tableau est couverte de petites cloques. Rien à faire...c'est à cause du papier qui a mal réagi. C'est toujours rageant ce genre de choses, autant dire que l'image est fichue d'une certaine manière, alors qu'il y a mine de rien des heures de peinture, des couches et des couches de glacis.
Tant pis, j'assume et je l'aime quand même!
toute petite
Petite photographie récemment retrouvée, c'était moi ! dans la cour de l'école où travaillait ma maman, et là où nous habitions.
Avec mon nounours préféré...et disparu depuis, hélas. Cette manie de jeter n'importe quoi! La robe bleue, encore...mais le nounours, Grrr...
les soeurs
Depuis l'expo de début novembre, ça me le fait comme à chaque fois.
L'inspiration suivante s'épanouit lentement, mûrit, prend souterrainement existence, tente péniblement une percée ( ça c'était en janvier) renonce pour un temps (un moment pénible) puis finalement reprend forme et, obstinée, trouve son écho dans des minuscules hasards apparemment miraculeux...pour jaillir comme une évidence toute simple, et même, ô ironie, comme une suite implacablement logique à ce qui était là avant.
Elle semble couler de source alors que sa maturation fut tortueuse et quasi impitoyable; ça m'étonnera toujours.
Je vous montrerai donc, à un certain moment, la série à laquelle je travaille depuis quelques jours. Et vous me direz, peut-être bien, que c'était déjà là.
Le tableau ci-dessus n'en fait pas partie, eh non, il a été conçu en novembre pour l'expo dernière, et fait partie d'une autre série, qui n'est pas terminée. Les petites filles des photos anciennes sortent des cadres en carton, mettent des vraies robes à volant, et posent à nouveau devant leur décor, presque vivantes. Et toujours, les clefs...
au-dessus de l'évier
J'y passe combien de temps, devant cet endroit où s'accumulent:
un citron séché
des vieux couverts en argent
un mortier creusé à même un tronc d'arbre
la photo d'une enfant inconnue datée "juillet 1946"
quatre petites bouteilles pareilles
l'image du merle près de son nid
le tabouret pliant en bois
...?
Beaucoup, beaucoup de minutes qui elles aussi s'accumulent au fil des jours, des semaines, des mois.
C'est pour ça que ces objets sont là, et voilà leur utilité: distraire mon regard, arranger ce que je vois avec ce qu'il y a au fond de moi, avec ce que j'aime, pour faire passer la pilule du quotidien.
Les objets à l'utilité plus terre-à-terre, ils sont là aussi, certains arrivent même à se tracer un sentier de poésie.
Et bien sûr, ça aide à transformer les jours.
confidences
Je me suis toujours sentie profondément inadaptée au monde.
Enfant, je ne comprenais pas. Je regardais avec étonnement, je me souviens que je me disais souvent "ça, ça ne va pas", "cela ne devrait pas se passer comme ça". J'acceptais sans colère ni rebellion, mais avec un questionnement perpétuel, en observatrice perplexe.
En grandissant oui, la rebellion a fait surface, le sentiment d'inadéquation avec le monde encore plus, prenant la direction qui m'a sans doute sauvée, celle de la recherche créative, de l'art. Je ressentais le besoin impérieux de refaire les choses à ma façon, d'exprimer quelque chose de profond: on n'est pas obligés de suivre tous la même direction.
N'en déplaise à ceux qui pensent que quand on est artiste, on se fait plaisir, c'était douloureux sept minutes sur dix. Mais indispensable pour garder la tête hors de l'eau.
C'était ma méthode en tout cas. Elle m'a permis de tenir le coup, et pourtant le sentiment d'inadaptation était toujours là, qui poussait derrière. J'en ai ressenti une grande culpabilité, longtemps, car "on"me faisait régulièrement remarquer que je ne vivais pas "comme il faut".
C'est vrai que je faisais rarement les choses comme il est implicitement demandé de faire. Mes priorités n'ont jamais été celles qu'il est conseillé de se créer. Mes opinions étaient souvent si différentes des opinions courantes que j'ai appris à ne pas les prononcer.
Vous vous demandez où je veux en venir?
C'est que maintenant, je commence à être plus à l'aise. Je vois la face du monde et me dis avec un peu d'effroi que finalement, il vaut mieux ne pas être trop en adéquation avec tout cela. Je suis égoïstement rassurée parce qu'enfin, tout en maintenant mon propre cap, sans avoir capitulé (ça m'aurait été impossible de toute façon), je me retrouve là où il vaut mieux être, puisque par la force des choses on commence à remettre profondément en question les fondations mêmes des façons de vivre communément acceptées. Puisque toutes ces choses qui ne me convenaient pas s'écroulent de l'intérieur! Je me rends compte que oui, j'avais raison de suivre ce mouvement-là, même dans la solitude, même à conntre-courant, même si ça faisait mal. Et tout ce que j'ai vécu plus ou moins douloureusement, d'une manière instinctive, devient expérience, potentiellement à partager.
Et je dis tout ça parce que je pense que beaucoup ont vécu, vivent ce genre de vie, j'en suis sûre, de façon plus ou moins aigûe
Quand on est dedans on patine dans la semoule, on se décourage, on vit des moments difficiles, voire pire.
Alors gardez le cap, tenez bon, on est sur la bonne voie MALGRE LES APPARENCES. Le monde se recrée, NOUS construisons souterrainement autre chose, totalement en adéquation avec notre coeur et ce que nous sommes profondément; nous ne sommes pas des pions insignifiants, des petites choses impuissantes. Nous sommes des créateurs qui utilisons nos talents, et pas seulement artistiques; nos talents d'âme, d'esprit, et c'est L'AMOUR de la vie au fond de nous qui crée ce qui naît sur les cendres.
ola! c'est un peu pompeux...mais enfin c'est dit, c'est sincère, et ça fait du bien!














































